L’ÉTS ouvre un nouveau centre de recherche consacré à l’économie circulaire

Par Marie Allimann | 1 mars 2021 | Lire l'article intégral sur Novae.ca

En collaboration avec plusieurs autres universités, le CERIEC lie recherche, formation et transferts de connaissances vers les milieux institutionnels et économiques.

Le Centre d’études et de recherche intersectorielles en économie circulaire (CERIEC) est une nouvelle unité à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Créé en septembre dernier, il est dirigé par Daniel Normandin, l’ancien directeur exécutif de l’Institut EDDEC, une organisation également consacrée à l’économie circulaire qui a fermé ses portes l’an dernier. «Le CERIEC contribue à déployer et développer l’économie circulaire au Québec via un programme de recherche interdisciplinaire, autant dans le génie que dans d’autres disciplines, par des initiatives de formations, de valorisation et de transfert des connaissances destinées à maximiser les retombées de l’économie circulaire pour les acteurs économiques, les gouvernements et la société civile», explique Daniel Normandin. 

Partie intégrante de l’ÉTS, le CERIEC a pour vocation de développer avant tout la recherche sur les technologies. L’objectif est en particulier de favoriser l’innovation dans la fabrication circulaire, un domaine qui est à ses premiers balbutiements, notamment en vue de trouver des procédés de séparation des métaux dans les alliages pour ainsi les réutiliser dans la fabrication de nouveaux produits. 

Mais l’ambition du CERIEC est plus large et vise également la recherche et la formation interdisciplinaires en lien avec d’autres universités, comme HEC Montréal ou l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. «Il est important de former des professionnels pour permettre d’accompagner les organisations dans la transition vers l’économie circulaire, par exemple au niveau des modèles d’affaires, des achats publics ou de la mobilité.»

Le CIRIEC compte par ailleurs poursuivre le travail de l’Institut EDDEC et faire de nouvelles propositions de cours gratuits en ligne (MOOC – Massive online open courses). Il reprend également l’animation du Pôle de concertation sur l’économie circulaire, un réseau comptant une vingtaine de représentants, dont des présidents ou directeurs d’associations industrielles, de sociétés d’état, de représentants gouvernementaux ou d’ONG. 

D’autres propositions seront offertes en cours d’année. Un don de Desjardins de deux millions $ sur cinq ans permettra notamment de mettre sur pied un écosystème de huit laboratoires d’accélération en économie circulaire, dont le premier sera consacré au domaine de la construction. Ces laboratoires, qui profiteront de l’apprentissage de chacun d’entre eux, visent concrètement à réunir les acteurs d’une chaine de valeurs avec des chercheurs de diverses disciplines. L’exercice consiste à identifier les freins à la circularité de certains produits, et ultimement cocréer des solutions pour y remédier. 

Parallèlement, suite à une préannonce du Fonds de recherche du Québec – Société et culture qui, en décembre dernier, invitait la communauté scientifique à se mobiliser afin de répondre à un appel à propositions autour de l’économie circulaire, le CERIEC travaille à la création d’un réseau de recherche dédié à ce sujet. «Ce réseau sera plus large dans son intervention que le CERIEC, qui en sera une des composantes», précise Daniel Normandin. Si cette décision est confirmée, il réunira en effet aussi bien des chercheurs académiques – 16 universités et 4 collèges – que des acteurs de la société civile en vue d’accélérer la transition vers l’économie circulaire à travers la recherche et des formations universitaires et collégiales.

Ce soutien provincial est, selon Daniel Normandin, un signal fort en faveur de l’économie circulaire. Il est d’autant plus important dans le contexte actuel de la crise sanitaire. « La pandémie a réveillé certaines consciences en vue d’être plus autonome sur le plan des ressources et de la consommation. Il faut donc prendre nous-même les choses en main et développer une économie circulaire nationale qui nous rendra moins vulnérables.» 

 

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