Vers une circularisation du plastique au Québec

Le GAPC (Groupement d'action plastiques circulaires) est un nouveau groupement rassemblant les joueurs clés du secteur de l'emballage au Canada. Que pouvons-nous attendre de ce projet ?

Un regroupement de parties prenantes clés

Le GAPC (Groupement d'action plastiques circulaires) est le regroupement d'entreprises clés dans le domaine de l'emballage au Canada (Cascades, Danone Canada, Dyne-a-pak, Keurig Dr Pepper Canada, TC Transcontinental) avec l'Association Canadienne de l'industrie des plastiques (ACIP) afin de cartographier la chaîne de valeur du recyclage des plastiques au Québec, une première étape pour la proposition et mise en place de projets pilotes d'optimisation de gestion des plastiques.

Ce groupement comptera sur l'expertise du Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTEI) du cégep de Sorel-Tracy et Chamard Stratégies environnementales pour identifier ces opportunités d'optimisation tout au long de la chaîne de valeur.

Environnement et Changement climatique Canada offriront un soutien financier de par subvention de près de 475 000 $, qui sera complété par des contributions des membres fondateurs du GAPC et de Éco Entreprises Québec.

Le GAPC compte également des collaborateurs au sein du gouvernement provincial, étant par les cabinets du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) et du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) dans l’élaboration de la stratégie plastique du gouvernement provincial. 

Une stratégie territoriale

Au delà de la cartographie, cette démarche aura également pour retombée de rattacher les besoins en matière de recyclage des plastiques à la réalité du marché Québécois et Canadien.

En effet, même si une course à la technologie a été amorcée pour rendre plus efficace le recyclage des plastiques, de nombreux efforts sont encore à fournir pour parler d'une circularité de la totalité des plastiques au Québec. « L’enjeu du recyclage des plastiques en est un qui préoccupe de plus en plus la population et ce projet envoie un signal très encourageant d’un pas dans la bonne direction et d’une volonté commune de recherche de solutions concrètes de la part de l’industrie », déclare Sonia Gagné, présidente-directrice générale de RECYC-QUÉBEC.

Ainsi, les données tirées de cette cartographie pourraient permettre de trouver de nouvelles pistes d'innovation pour améliorer par exemple:

  • le taux de captage des déchets plastiques,
  • le tri de ces plastiques,
  • la qualité des matières recyclées,
  • etc...

Conformément aux stratégies de circularité définies par l'Institut EDDEC, ce projet s'aligne également pour permettre de créer des boucles de recyclage les plus courtes possibles, à une échelle locale et territoriale. « Nous sommes tous conscients que le plastique doit non seulement être mieux récupéré au Canada mais, surtout, qu’il doit être recyclé dans une perspective d’économie circulaire. Notre volonté est que l’ensemble des plastiques puisse être recyclé localement et qu’un marché solide de la résine recyclée s’implante sur notre territoire. Pour y arriver, nos centres de tri et nos conditionneurs doivent être mieux épaulés, et notre engagement s’inscrit dans cette perspective et notre volonté de poser des gestes concrets à cet effet », expliquent les membres fondateurs du GAPC.

Selon l’échéancier prévu, la première phase du projet s’échelonnera jusqu’à octobre 2020.

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