Énergie

L’énergie est un moteur de l’activité économique. Cependant, au Québec, l’énergie finale que nous utilisons est, dans 55 % des cas, d’origine fossile et de nature non renouvelable (pétrole, gaz, charbon). De l’extraction jusqu’à la consommation finale, la combustion de ces énergies fossiles produit des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique et des polluants atmosphériques qui ont des effets sur la santé humaine.

Par ailleurs, sur plus de 2200 pétajoules (PJ) mobilisés au Québec pour l’ensemble des formes d’énergies, on compte plus de la moitié – 54 % ou 1 133 PJ – de pertes énergétiques diffusées principalement sous forme de chaleur et « liées à certaines inefficacités du système » lors de la transformation, du transport et de la consommation finale (Whitmore et Pineau, 2018 : 5-6).

Source : L'État de l'énergie au Québec 2018

La transition énergétique vers des énergies renouvelables gérées de façon plus efficace s’avère être le virage incontournable à prendre. Le Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétiques 2018-2023, publié en juin 2018 par Transition énergétique Québec, a pour vision que le Québec franchisse, en 2030, le cap où son énergie renouvelable répondra à la grande majorité de ses besoins et sera en mesure de fournir des solutions aux régions du monde en quête d’énergies vertes. Ce faisant, il répondra aux objectifs de décarbonisation de son économie.

La mise en œuvre d’une économie circulaire, qui a pour but de moins extraire de ressources en amont, de moins en jeter en aval et de partager plus, fait partie des solutions à la transition énergétique. Parmi les 225 mesures du Plan directeur, la valorisation des rejets thermiques dans les secteurs industriels et du bâtiment commercial et institutionnel, la valorisation de la biomasse forestière résiduelle et les analyses de cycles de vie sont autant de solutions permettant au Québec d’élaborer des stratégies de circularité en matière d’énergie.

Au Québec, il existe un fort potentiel de valorisation des rejets thermiques, émis par les centres de données par exemple, car ceux-ci ne nécessitent généralement aucune transformation pour être utilisés, la principale limite étant la distance entre le rejet et sa valorisation. Ainsi, deux possibilités sont à envisager. Les bâtiments ou industries demandeurs d’énergie thermique peuvent s’implanter à proximité d’une industrie émettrice de rejets thermiques. Il est également possible pour une industrie émettrice de rejets thermiques de s’installer à proximité de bâtiments ou d’industries qui ont besoin d’énergie thermique. Dans les prochaines années, Transition énergétique continuera à promouvoir la valorisation de ces rejets.

Un texte de Transition énergétique Québec 

  

 

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